A Bordeaux : une campagne «mobilité» avec des #ActeursDeLaRue

Il y a un peu plus de dix ans, la ville de Bordeaux avait lancé l’un des premiers «codes de la rue» de France. Elle va l’actualiser.

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Mais surtout, avec Bordeaux Métropole, elle poursuit son action de sensibilisation des usagers, «pour un meilleur partage de la rue en toute sécurité». Pendant trois semaines, en décembre, une campagne valorisant les messages «d’acteurs de la rue» anonymes a été déployée en habillage tramway, en affichage et sur les médias sociaux. Comme bien d’autres, la ville s’est engagée dans la promotion des déplacements doux. «Toujours plus nombreux, les cyclistes ont été rejoints par de nouveaux utilisateurs de la rue, en trottinette, skate-board, rollers, monoroue, hoverboard, gyropode, etc., constate-t-on à la mairie. Ces usagers doivent partager l’espace public avec les automobilistes et deux-roues motorisées, ainsi qu’avec les plus vulnérables, piétons, personnes en situation de handicap, poussettes ou autres.» Or, la réglementation évolue vite. D’où la réactualisation du fameux code, qui propose des règles d’usage au delà du code de la route, et la campagne, réalisée en interne. En novembre, une centaine de Bordelais volontaires ont été photographiés avec le message de prévention de leur choix. «Tout le staff de la direction de la communication a prêté main forte pour l’occasion, des assistants aux graphistes», relève la dircom, Marie-Laure Hubert-Nasser. Parmi les messages : «Trottinettes et vélos : les trottoirs ne vous appartiennent pas / Les piétons d’abord ! / Vous êtes derrière moi. Je ne vous vois pas», etc. Une action de sensibilisation qui s’est poursuivie avec un quiz et un abécédaire informatif et ludique, proposés en ligne, puis édités et diffusés dans les mairies de quartier et les écoles. Une grande opération de terrain est aussi envisagée. Simplement a-t-elle été décalée : le contexte lié à la mobilisation des gilets jaunes la rendait difficile à organiser…

ANTOINE GAZEAU