Extension du domaine de la crise

Covid, conséquences de la guerre en Ukraine, méga-feux, sécheresse, bad buzz quotidien sur fond de fake-news : l’enchaînement et l’enchevêtrement de ces événements ont accouché d’un mot : la permacrise. Réalité ou sentiment, ce contexte nouveau questionne, à défaut de les ébranler, les fondamentaux de la communication de crise.

Il faut bien sûr se méfier des concepts forgés à la va-vite et celui de permacrise – le mot a été inventé par un journaliste anglais en mars dernier avant d’être repris et adopté par la communauté communicante – n’échappe pas à une mise en examen prudente. Déjà car le néologisme est un oxymore : le propre de la crise est d’être une rupture et non un état permanent, un choc, pas une routine. Dès lors, la permanence de la crise est une impossibilité. « Il n’y a pas de mesures scientifiques de la permacrise, mais nous avons le sentiment de vivre sous son régime », analyse la consultante, spécialiste en gestion et communication de crise, Amandine Ciappa. 

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