Naoned, des lunettes BZH pour "looker" les opticiens indépendants

PUBLI-RÉDACTIONNEL - Créée en 2012, la société nantaise 3 Mai a réussi à implanter sa marque Naoned sur le marché des montures de lunettes dominé par les grandes enseignes.

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«Le fondateur, Jean-Philippe Douis, était opticien, raconte Yan Balbach, directeur général. L’idée de créer une marque lui est venue en constatant que les indépendants avaient besoin de se distinguer du marché de masse.» Porteuse de la marque Produit en Bretagne, Naoned se positionne sur des «montures créateur» originales, colorées et accessibles. Chaque monture porte le nom d’une ville, d’une île ou d’une rivière bretonne. Ancrée sur le territoire, Naoned innove aussi en développant des montures à base d’algues.

À partir du Grand Ouest, Naoned a conquis quelques 400 opticiens sur les 1 500 indépendants français. Son chiffre d’affaires (CA) a grimpé à 2 M€ en cinq ans, d’où un fort besoin en fonds de roulement (BFR). «Il s’écoule presque sept mois entre l’achat de la matière pour la fabrication et l’encaissement d’une vente. C’est colossal, surtout en phase de forte croissance, explique Yan Balbach. Et les banques sont assez frileuses sur le financement de l’immatériel.» C’est pourquoi l’intervention de Bpifrance a été vitale pour sa trésorerie, via un prêt Croissance TPE à remboursement différé de 50 000 . «Et puis la région Pays de la Loire a aussi abondé ce prêt, d’où un taux d’intérêt encore plus intéressant, détaille Yan Balbach. Ce double partenariat rejoint notre philosophie :nous faisons du local”, et le local nous aide à travers la banque publique…»

Bpifrance est aussi récemment intervenu via un prêt Croissance internationale de 100 000 . «Nous ne visons que 700 indépendants en France afin de respecter leur zone de chalandise», précise Yan Balbach. La croissance future se fera donc à l’international. Suite aux salons de Paris, Milan et New York, la marque a séduit des opticiens canadiens, australiens, japonais ou coréens…, mais surtout américains. «Or il faut encore davantage de stocks et donc de BFR pour pouvoir satisfaire les Américains, très exigeants sur les délais de livraison.» Forte du soutien de Bpifrance, l’entreprise compte tripler son CA outre-Atlantique à 450 000 d’ici deux ans.